Avant Propos

Bienvenue pour le 28ème jour de mon challenge « 30 jours pour démystifier la périnatalité et la parentalité ». Aujourd’hui non allons parler d’un sujet pas des plus joyeux mais important à connaître.
Si la plupart des gens pensent qu’on doit rayonner de bonheur quand on vient d’avoir un bébé, ce n’est pas aussi simple pour toutes les mamans. Alors attention, certaines mères rayonnent réellement de bonheur et ne ressentent aucun mal-être. Mais pour d’autre, c’est le baby-blues.

Le baby-blues c’est quoi ?

Touchant près de 60% des femmes après leur accouchement, le baby-blues est une véritable crise existentielle liée à un ouragan hormonal et émotionnel. Il débute généralement 3 à 5 jours après l’accouchement (souvent c’est le jour du retour à domicile). Il dure généralement quelques jours mais peut perdurer jusqu’à 3 semaines. Au delà de ces trois semaines, on parlera plutôt de dépression post-partum.


Le chamboulement hormonal correspond à l’élimination des hormones de grossesse pour laisser place aux hormones de l’allaitement. Ce chevauchement d’hormones entraine des ambivalences au niveau de l’humeur.

L’ouragan émotionnel est lié à plusieurs facteurs. Pour commencer, il y a le changement physique. En effet, après 9 mois de cohabitation et le gros ventre qui l’accompagne, la femme se retrouve avec un ventre encore un peu rond (faut pas se mentir) mais vide. Et cette sensation de vide peut être très perturbante. Ensuite, il y a la fatigue de l’accouchement, associée à celle des nuits entrecoupées et des nombreuses visites. Votre nouveau rôle de mère que vous allez apprendre de jour en jour. Et enfin l’entourage qui peut avoir tendance sans s’en rendre compte à banaliser votre ressenti et ne pas vous apporter l’aide que vous attendiez.

Comment reconnait-on le baby-blues ?

C’est vraiment propre à chaque femme et certaines ne se rendent même pas compte qu’elles en souffrent. Généralement, ces femmes ressentent de l’irritabilité, un sentiment d’épuisement (qui est totalement normal). Elle peuvent aussi pleurer sans raison, se sentir confuses ou se sentir dépassées par ses nouvelles responsabilités. Ce sont souvent des mamans qui s’inquiètent au moindre pleur de leur bébé.

Mon baby-blues

J’ai fais un baby-blues pour mon premier enfant. Je ne l’ai pas diagnostiqué seule, c’est une amie (Kaka si tu me lis) qui me l’a fait remarquer. Je suis rentrée chez moi au bout de 3 jours après mon accouchement. Trois jours intenses à la maternité où j’ai eu un très grand nombre de visites qui m’ont littéralement épuisée.
Malgré tout j’étais dans cette ambivalence où je ressentais le besoin de me reposer mais j’ai adoré ces visites et me sentait extrêmement seule et démunie dès que mes visiteurs partaient.
Je suis donc rentrée chez moi au bout de trois jours, complètement épuisée et perdue. C’était tout nouveau pour moi, ce premier enfant.

Le retour à la maison

Il fallait que je reprenne mes tâches habituelles à la maison et j’avais la sensation que mon conjoint ne faisait absolument rien et avait juste décidé de s’occuper de bébé et de me laisser gérer tout le reste. Au bout de quelques heures j’ai craqué.
J’ai pris mon fils en écharpe et je suis allée marcher, dans la nuit. J’ai appelé ma mère, mon amie. Elles m’ont toutes deux expliqué que je faisais mon baby-blues et que je ne devais pas m’inquiéter et juste évacuer ce que je devais évacuer. J’ai marché encore un peu puis je suis rentrée plus calme.

La solution

Et nous avons discuté avec mon conjoint. Il se trouve que nous avions tous les deux des difficultés à trouver notre place dans cette nouvelle configuration. Lui, n’avait pas pris la mesure de ce que mon corps avait subi quelques jours plus tôt. Pour lui, j’étais capable de marcher donc de reprendre ma vie habituelle. Et puis j’avais profité de mon bébé pendant trois jours donc il voulait sa part, ce qui était complètement normal en fait.

Mon baby-blues est passé presqu’aussi vite qu’il s’est présenté et c’est probablement grâce à ma mère, mon amie et bien sûr mon conjoint qui ont pris le temps de m’écouter.

Comment le gérer ?

Pour commencer, reposez vous, prenez soin de vous, ménagez vous ! Parce que plus vous vous épuisez plus vous serez mal.
Ensuite, entourez vous. Appelez vos proches si vous ne pouvez pas les voir en réel. Reposez vous un peu sur votre conjoint en lui exprimant clairement vos besoins. Il n’est pas dans votre tête, il ne sait pas ce que vous ressentez que ce soit physiquement ou psychiquement. Donc le meilleur moyen de vous assurer son assistance est de lui en parler.
Parlez en à votre sage-femme et/ou votre gynécologue ou généraliste. Vous pouvez également faire appel à une consultante en périnatalité.

Pour conclure…

Si vous ne vous sentez pas rayonnante après votre accouchement, ne vous culpabilisez pas. Vous n’êtes pas la seule à ressentir le baby-blues. Il est totalement normal, transitoire et se calme seul avec un bon soutien de vos proches et dès que vos hormones seront stabilisées.

Cependant, si vous ressentez ces symptômes de façon plus importante, plus de 3 semaines, contactez un problème de santé. Il se peut que vous fassiez une dépression post-partum et ce n’est pas un problème à négliger mais à prendre en soin rapidement. Plus les soins seront mis en place rapidement, plus vite vous remonterez la pente.

Pour aller plus loin

Je vous propose de regarder cette vidéo de « La Maison des maternelles » qui aborde très bien ce sujet.

J’espère que mon article sur le baby-blues vous a plu. Je vous invite à consulter mon article dédié à la dépression post-partum en cliquant ici.
N’hésitez pas à partager et commenter 😉

La question du jour de Madame Curieuse : Et vous, avez vous ressenti le baby blues ? Comment s’est-il calmé ?

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