Avant Propos

Bienvenue pour l’idée reçue numéro six de mon challenge « 30 jours pour démystifier la périnatalité et la parentalité ». Nouvelle semaine, on va changer de thème et faire un peu de parentalité. Et on va commencer avec cette idée reçue très très connue !

Pourquoi bébé pleure ?

À la naissance un bébé a peu de modes de communication. Le pleur est son moyen de communication principal et ce jusqu’à ce qu’il atteigne l’âge de pouvoir exprimer ses besoins plus clairement. Ensuite il y a le langage corporel ou non verbal. Apprendre à décrypter ces deux langages est la clé pour un bébé apaisé.

Priscilla Dunstan est une ancienne violoniste et chanteuse lyrique. Elle est dotée d’une oreille absolue et peut identifier précisément la structure des sons. Elle a utilisé ses talents pour comprendre le langage de son bébé alors qu’elle était démunie face à ses pleurs.

Plusieurs années d’études lui ont permis de confirmer que le langage des nourrissons (jusqu’à 4 mois) est universel. Ainsi la méthode Dunstan Baby Langage est née.

Il pleure, que dit-il ? Décoder enfin le langage caché des bébés

Livre de Priscilla Dunstan

On distingue donc 9 « mots » différents dans les pleurs du nourrisson, ils sont chacun déstinés à exprimer un besoin différent. « Aoh » pour la fatigue, « Neh » pour la faim, « Hèh » pour l’inconfort, « Eèrh » pour les coliques, « Eh » pour le rot coincé. Ce sont les 5 besoins que l’on entend le plus souvent. Alors si vous distinguez ces sons dans les pleurs de votre nourrisson, si vous voyez qu’en plus son langage corporel est différent de d’habitude, essayez de décrypter et répondre à ce besoin. Vous avez de grandes chances que ses pleurs cessent rapidement.

Laisser pleurer, bonne ou mauvaise idée ?

Je pense que la réponse est juste au dessus. Le pleur du bébé a une raison d’être, c’est un signal de détresse physiologique ou émotionnelle. Le tout petit ne peut pas agir en autonomie et pour cela il a besoin de l’adulte pour répondre à ses besoins. Laisser un bébé pleurer c’est augmenter son stress et lui apprendre qu’il ne pourra espérer aucune aide lorsqu’il en a besoin.

« D’après une étude du département de psychologie de l’université de Notre-Dame aux États-Unis, laisser un bébé pleurer sans chercher à le consoler aurait des conséquences négatives pour sa santé et pourrait entraîner des problèmes d’anxiété à l’âge adulte. « 

lamaisondesmaternelles.fr

Il y a laisser pleurer et laisser pleurer. Il arrive qu’un bébé ait besoin de pleurer, ce sont les pleurs de décharge (souvent aussi appelés les pleurs du soir). Ca l’aide à évacuer le trop plein. Personnellement, j’ai eu du mal à accepter ces pleurs chez ma fille. Parce que j’avais la sensation d’être incapable. Au final, elle avait juste besoin de lâcher ce qu’elle avait à lâcher. Mon incapacité à la consoler était liée au fait qu’elle avait encore besoin d’évacuer. J’ai eu l’impression de la laisser pleurer parce que je finissais par la poser et lui parler (et pleurer aussi parfois) en attendant qu’elle se calme. Puis une amie m’a expliqué que j’accompagnais ses pleurs, j’étais là, prête à l’aider et c’était le plus important.

Le contrôle des pleurs

C’est un ensemble de techniques destinées à amener les enfants à moins pleurer et à ne plus se réveiller la nuit : laisser le bébé pleurer de plus en plus longtemps avant de s’occuper de lui, ne pas se lever s’il pleure la nuit afin qu’il apprenne à se rendormir seul. La plus connue de ces techniques est le 5/10/15.

L’Association Australienne pour la Santé Mentale Infantile (AAIMH) se dit préoccupée par la tendance actuelle, dans les pays industrialisés, à vouloir contrôler les pleurs des jeunes enfants. L’AAIMH estime que ces pratiques ne correspondent pas aux besoins émotion­nels et psychologiques des jeunes enfants, et qu’elles peuvent avoir des conséquences négatives à long terme sur leur santé psychologique.

lllfrance.org
La réponse à cette idée reçue est donc …

FAUX ! Non, laisser pleurer un bébé ne lui fera pas les poumons ! C’est juste le laisser dans sa détresse.

Message de prévention

Il y a tout de même des exceptions. Les pleurs peuvent être éprouvants pour les parents. Malgré toute leur bonne volonté à vouloir répondre aux besoins de leur bébé, leurs nerfs peuvent être mis à rude épreuve. Le tout associé à la fatigue, au stress de cet objectif d’une parentalité parfaite. Cela peut amener à des extrêmes qu’on ne veut pas atteindre. Vous n’êtes pas un mauvais parent si vous ressentez le besoin de passer le relais ou de vous isoler un moment. C’est humain ! Si vous vous sentez à bout de patience, posez votre bébé dans son lit en lui expliquant que vous avez besoin d’un moment pour vous. Se sentir dépasser fait aussi partie du packaging du parent, vous n’êtes pas seuls, parlez en !

ATTENTION ! Si toutefois vous avez l’impression que vous pourriez secouer votre bébé dans les instants qui viennent, appelez à l’aide le 119 (Allô enfance en danger).

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