Photo par M.Fox Photographie

Avant propos

Bienvenue pour l’idée reçue numéro 10 de mon challenge « 30 jours pour démystifier la périnatalité et la parentalité ».
Il existe plusieurs modèles de parentalité plus ou moins connus. Le parent autoritaire, le parent permissif et le parent démocratique sont les 3 modèles les plus connus. Chaque parent construit sa parentalité en fonction de son vécu, de ses croyances et de sa culture.

Ici je ne vais pas vous dire quelle est le meilleur type de parentalité à adopter. Le propre de la consultante en parentalité est de fournir les informations afin de permettre au parent de faire SES choix éclairés.

Le parent autoritaire

Le parent autoritaire est celui qui considère que l’enfant lui doit obéissance parce qu’il est plus jeune. L’enfant n’a pas le choix, il y a un cadre, des règles et tout le monde doit les suivre sous peine de punition.

C’est un modèle de parentalité très répandu puisque c’est celui de nos aînés. C’est aussi une méthode très utilisée dans les îles (l’autoritarisme est peut être très culturel).

Quand ma maman me raconte son enfance, je suis bien contente d’être née fin années 80. Les punitions douloureuses et les corrections pleines de violences étaient légion.

Il y a des avantages à ce mode d’éducation. En effet, avec un parent autoritaire, l’enfant connait les limites, il a des repères précis et une ligne de conduite qui ne change pas.

En revanche, ce n’est pas une éducation qui favorise la communication entre le parent et l’enfant. Car l’enfant se renferme ne sentant aucune ouverture pour exprimer ses ressentis. Les garçons ont tendance à devenir intolérants à la frustration tandis que les filles ont du mal à supporter l’adversité.

Le parent permissif

Le parent permissif est celui qui, pour éviter tout conflit avec son enfant, cède à ses désirs. Il n’y a pas de punition, encore moins de correction, il n’y a aucun interdit.

Exact opposé du parent autoritaire, le parent permissif a tendance à être émotionnellement plus proche de son enfant. Cependant si l’enfant est heureux de ne pas avoir d’interdit, ça peut vite devenir source d’angoisse pour lui.

En effet, l’enfant a besoin de cadre, de connaître les limites parce que ça le sécurise, ça lui donne des repères. L’enfant aura tendance à se décourager facilement devant la difficulté car il n’a pas été habitué à fournir un effort pour obtenir une réussite. Enfin, l’enfant peut subir du rejet de la part de son entourage qui ne supporterait pas son attitude « d’enfant roi ».

Le parent démocratique

Le parent démocratique rassemble les deux types de parents précédents. Il recherche avant tout un équilibre entre l’affection et le cadre.

Le parent démocratique pratique donc la parentalité bienveillante. C’est à dire qu’il pose un cadre et des règles claires et constantes mais prend en compte les besoins et l’âge de l’enfant. Il considère l’enfant comme un individu à part entière avec ses propres opinions et ressentis.

L’enfant du parent démocratique va être équilibré et aura tendance à avoir des facilités relationnelles avec les autres car il évolue dans un climat de confiance comprenant un juste équilibre entre l’autorité et l’indulgence.

Alors que faire ?

C’est à chaque parent de choisir son type de parentalité en fonction de ses représentations.

Il faut savoir que souvent dans un couple de parents, il n’y a pas le même type de parentalité. Et c’est OK ! L’important étant de communiquer pour trouver à deux un compromis.

De plus, j’ai décris trois types de parents mais ce sont des cases, des stéréotypes. Personnellement je n’aime pas les cases et moi-même, je ne me retrouve entièrement dans aucun de ces trois types de parentalité.

Mon idéal serait de maîtriser la parentalité bienveillante, de ne jamais crier sur mes enfants, qu’ils ne se roulent jamais par terre de colère.

La réalité c’est que je suis humaine. Que la plupart du temps je vais être dans l’écoute et l’empathie avec mes enfants, j’essaie de trouver avec eux des solutions à leurs problèmes. On communique énormément. Et puis des jours (qui coïncident fortement avec mon cycle…) Je n’ai pas la patience, pas l’envie, pas l’énergie et je crie. Puis je culpabilise.

Et la réponse alors ?

Pour moi c’est complètement Faux. Non, l’éducation bienveillante n’est pas du laxisme quand c’est de la vraie éducation bienveillante.

Mais à titre personnel, je crois que je suis un peu de ces trois types de parent en ajoutant un zeste de parent perfectionniste et une grosse pincée de « je fais de mon mieux ». Et je vis plutôt bien mon trouble de la personnalité multiple quand je vois mes enfants chanter à tue-tête à longueur de journée.

Soyez indulgents avec vous-même, faites de votre mieux pour vos enfants, c’est tout ce qu’ils attendent de vous.

You may also like...

Et vous, qu'en pensez-vous?

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :