Crêpes sans lait pour fêter mardi gras à la crèche



Votre bébé est arrivé, c’est l’amour fou, le bonheur de le voir regarder le monde avec son regard tout neuf.
Mais voilà l’allergie qui pointe le bout de son nez et toute une organisation qu’on avait pas prévue à la clé.
Ici on va plutôt parler des allergies alimentaires car les autres allergies arrivent généralement plus tard.

Pour ma part, je suis maman d’une petite fille allergique aux protéines de lait de vache. Allergie encore trop peu reconnue et c’est ce qui cause toute la difficulté dans la gestion du quotidien.

Qu’est ce qu’une allergie et quand peut on parler d’allergie ?

L’allergie c’est une réaction du corps à un élément étranger qui est normalement inoffensif.

Les réactions allergiques peuvent être variées : éruption cutanée, asthme, troubles digestifs, … Toutes les régions du corps peuvent être concernées. Le degré d’hypersensibilité du corps à l’allergène détermine l’intensité de la réaction allergique. Ça peut aller du simple eczéma de contact au choc anaphylactique.

Le corps a besoin d’être confronté deux fois à l’allergène pour commencer à se défendre. C’est pour ça qu’on conseille lors de la diversification alimentaire de donner un aliment à la fois sur plusieurs jours.

On peut donc parler d’allergie quand le corps réagi chaque fois qu’il est en contact avec l’allergène. C’est pourquoi il est important de noter chaque réaction anormale du corps pour pouvoir en parler à votre médecin et faire les tests adaptés.

Comment j’ai découvert l’allergie de ma fille ?

J’ai allaité ma Lylia jusqu’au sevrage naturel. À sa naissance elle n’avait donc que mon lait. Pourtant, je constatais qu’elle vomissait énormément alors que le lait maternel est le plus digeste.
Ensuite la diarrhée s’est invitée puis les plaques rouges sur le corps.
Ayant déjà des connaissances par rapport à l’aplv, j’ai décidé de tenter une éviction stricte de mon alimentation des produits laitiers et du soja (qui peut provoquer des allergies croisées) pendant un mois.
Tous les symptômes de Lylia ont disparus. Après en avoir discuté avec sa pédiatre nous concluons à une aplv et je maintiens donc l’éviction stricte pendant 6 mois avant de tenter une réintroduction.
Au bout de 6 mois, je reprends le lait de chèvre puis de brebis sans problème. Je passe au soja, un peu plus compliqué mais en y allant très progressivement c’est passé. Cependant, le lait de vache même à l’état de traces ne passe toujours pas.

Avec des crash tests réguliers depuis, ma fille est toujours aplv. La pédiatre m’avait dit que ça devait disparaître vers ses 2 ans et que sinon ce serait à vie. Me voilà fixée.

Composer avec un bébé allergique

C’est toute la difficulté qui n’en est pas une tant que bébé n’est pas diversifié.
En effet qu’il s’agisse d’un bébé allaité au biberon ou au sein, il suffit de trouver une alternative à l’allergène en question. Son aliment principal étant le lait, ça reste assez facile.


Je ne vous cache pas que le plus simple est l’allaitement au sein en cas d’allergie alimentaire. En effet, il suffit à la maman de retirer l’aliment responsable de son alimentation.
Pour un bébé allaité au biberon, il existe maintenant de nombreux laits pour pallier aux allergies alimentaires. Le problème c’est que ça revient vite cher.

C’est une fois la diversification mise en place que les choses se corsent. Si votre enfant est gardé, il va falloir demander un PAI à son médecin. Le Projet d’Accueil Individualisé est un document précisant les adaptations à apporter à l’accueil d’un enfant en collectivité.

Cependant ce n’est pas aussi simple parce que selon le mode de garde de votre enfant, il sera peut être plus simple de fournir le repas et en temps de covid, on s’accroche. En tout cas en crèche vous pouvez difficilement apporter du fait maison.

Donc technique pour la crèche : la machine pour mettre sous vide. Et oui, les crèches n’acceptent que les emballages hermétiques donc avec une machine de mise sous vide, à vous les petits gâteaux maison.

Voyons le positif

Parce qu’il faut bien en trouver, l’avantage principal est que vous allez manger sainement puisque fait maison.
Et oui, vous vous apercevrez vite qu’il est plus simple de cuisiner que de trouver des préparations industrielles ne contenant pas d’allergènes.
Alors si vous avez quelques petits kilos en trop, vous allez vite les perdre.
L’autre point positif c’est qu’on développe une capacité d’adaptation à toute épreuve. Vous êtes invités et il n’y a que des préparations à base de produits allergènes ? Pas de souci parce que vous avez prévu le coup et apporté un en-cas.

Conclusion

En réalité, on apprend vite à vivre avec les allergies de notre enfant. La plus grosse difficulté c’est de se dire que notre enfant pourra rarement manger la même chose que ses camarades. Personnellement c’est ce qui me brise le cœur pour ma fille alors qu’au final, elle, elle le vit plutôt bien et ses petits copains de crèche sont déjà sensibilisés aux problématiques allergiques, le top !

Ah non maman, ça je peux pas manger, c’est au lait de vache.

Lylia, 2 ans et demi

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