Source : https://mamanbienveillante.fr/vivre-une-cesarienne-en-urgence-et-apres/

Avant Propos

Et voilà une idée reçue qui a la vie dure ! Bienvenue pour le 22 ème jour de mon challenge « 30 jours pour démystifier la périnatalité et la parentalité ». Cette semaine on parle de l’accouchement et aujourd’hui on parle de L’AVAC.

AVAC c’est quoi ?

Ce sont les initiales pour Accouchement Vaginal Après Césarienne. On peut aussi entendre parler de Voie Basse Après Césarienne (VBAC). Et enfin, vous pouvez aussi lire AVA(x)C, le x étant un chiffre correspondant au nombre de césariennes déjà réalisées.

Donc comme son nom l’indique, ce n’est pas impossible si vous avez eu une césarienne, d’accoucher ensuite naturellement. Mais comme j’ai choisi ce sujet, vous vous doutez bien que ce n’est pas si simple 😉. Et pour cause, vous devrez bien vous informer sur le sujet car beaucoup de fausses idées circulent sur ce sujet.

Sauf cas très particuliers, il est conseillé de tout faire pour encourager et soutenir une naissance par voie basse. 

OMS

Les avantages de l’AVAC

Ce sont les mêmes que pour tout accouchement par voie vaginale, notamment :

  • Une durée d’hospitalisation oins longue
  • La possibilité de se lever presque directement après l’accouchement et une meilleure récupération
  • Augmentation des chances d’accoucher par voie basse à la prochaine grossesse

De plus, l’avantage non négligeable est la fierté que vous pourrez ressentir d’avoir réussi ! Si vous avez mal vécu votre césarienne précédente, cette réussite permettra de vous aider à panser les plaies.

Comment se préparer à l’AVAC ?

Pour commencer, il faut bien comprendre pourquoi vous avez eu une césarienne. Pour ça, pensez à demander votre dossier médical. De plus, renseignez vous également auprès de la maternité où vous avez choisi d’accoucher. Chaque maternité possède un protocole spécial AVAC et il peut être légèrement différent d’une maternité à l’autre. D’ailleurs, prévenez les différents professionnels qui vous suivrons afin qu’ils vous accompagnent au mieux.

Entourez vous au mieux pour votre projet. Parlez en avec votre partenaire. S’il (ou elle) a vécu votre précédent accouchement, il peut être interessant de connaître son ressenti. Ce que vous avez peut-être vécu comme un échec si vous souhaitiez un accouchement physiologique peut avoir été un soulagement pour votre partenaire. Surtout si vous avez eu une césarienne d’urgence.

Les émotions refoulées remontent souvent à la surface pendant une grossesse. Si vous avez mal vécu votre césarienne, votre sentiment de deuil peut refaire surface. Il est important de l’accueillir pour pouvoir aborder votre nouvel accouchement avec plus de sérénité.

Contre-indications et risques

Les critères d’exclusion de l’AVAC sont les suivants

  • Hystérotomie antérieure (ablation d’une partie de l’utérus)
  • Myomectomie avec intrusion dans la cavité utérine (ablation d’une partie du muscle utérin)
  • Rupture utérine antérieure
  • Placenta praevia pendant la grossesse en cours
  • Présentation du bébé en siège
  • Plus de deux césariennes antérieures

Les risques de l’AVAC sont assez similaires à ceux d’un accouchement vaginal « classique » : avoir une césarienne en cours de travail, utilisation de matériel (ventouse, forceps), épisiotomie. Le risque majeur spécifique à l’AVAC est la rupture utérine. Bien que sa probabilité soit très faible(0,1 à 1%), il est important d’en parler car elle peut entrainer une hémorragie, une hystérectomie ou encore la mort du foetus.

De plus, certaines circonstances peuvent être défavorables pour la réussite de l’AVAC (ça n’en fait pas des critères d’exclusion) :

  • ancienne césarienne motivée par un travail prolongé ou une dystocie
  • nécessité de déclenchement du travail par maturation du col. En effet, l’utilisation de prostaglandines peut augmenter le risque de rupture utérine.
  • un poids de naissance estimé à plus de 4 kg
  • un problème de santé durant la grossesse (diabète gestationnel, pré-eclampsie)
  • la tête du foetus qui n’est pas engagée à terme ou un terme de plus de 40 semaines

Alors qu’est ce que je fais ?

Si vous ne présentez pas de contre-indication pour un AVAC, la décision vous appartient. Gardez en tête que la plupart des femmes peuvent avoir un AVAC et qu’il sera aussi voire plus sécuritaire qu’une nouvelle césarienne selon vos facteurs de risques bien évidemment.

Vous avez toute votre grossesse pour vous y préparer. L’équipe soignante est là aussi pour vous aider dans ce processus dès le début de la grossesse. Pour un maximum de sécurité, vous aurez un nouvel examen au troisième trimestre pour vérifier l’absence de contre-indications.

Notre corps sait comment accoucher. On doit lui faire confiance. Accoucher s’est fait de tout temps et ne s’apprend pas, pas plus qu’éternuer ou avoir un orgasme. Mais de même qu’on peut retenir un éternuement ou bloquer un orgasme, de même on peut en résistant, nuire au processus de l’accouchement.

Baldwin et Palmarini, Birthing Normally

Je termine par cette citation de Baldwin et Palmarini car je la trouve très juste. En effet, votre corps sait et c’est pourquoi il est important d’apprendre à vous écouter et à vous faire confiance.

J’espère que cet article vous a plus et si c’est le cas, nh’ésitez pas à commenter et/ou partager. A demain pour l’idée reçue numéro 23 !

Une idée de lecture

Si vous envisagez un AVAC, je vous conseille cet excellent livre d’Hélène Vadeboncoeur qui regorge d’informations et de conseils bienveillants.

Une autre césarienne ou un AVAC ?

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